Dans le cadre du cours de sociologie, j'ai dû réaliser un travail sur les déterminants sociaux dans la trajectoire scolaire!! Quand j'ai entendu ça, j'ai tout de suite penser à l'argent!! Moi qui suis étudiante koteuse, je me rend compte à quel point les études coutent cher et suis consciente aussi que les milieux dans lesquels vivent les enfants peuvent être déterminants pour leur scolarité!!
Voici un article que j'ai placé dans mon travail, je le trouve stupéfiant et cela montre bien que nous ne sommes pas tous égaux... Voici le power point que j'ai réalisé à propos de ce travail.Les_d_terminants_sociaux_dans_la_trajectoire_scolaire_
Une étude prouve que le temps libre et l'argent des parents déterminent les bons résultats scolaires de leurs enfants.
Samedi 10 janvier 1998
L'ECOLE est censée donner des chances de réussite égales à tous les enfants. Dans la pratique cependant, ce bel idéal est loin d'être atteint: avoir des parents aisés et instruits demeure un atout indéniable de succès scolaire. Tout le monde le sait... mais les données à ce sujet sont vagues et vieillottes. Nico Hirtt et Jean-Pierre Kerckhofs ont voulu combler cette lacune en dressant un tableau statistique précis des inégalités sociales à l'école. Tous deux sont profs de physique dans le secondaire, et tous deux sont des enseignants engagés, membres de l'APED («appel pour une école démocratique»).
Nico Hirtt et Jean-Pierre Kerckhofs ont mené leur enquête durant l'année 1996, dans 18 des 200 écoles secondaires du Hainaut, tous réseaux et types d'enseignement confondus (libre et officiel; général, technique et professionnel). Les parents de 1.852 enfants ont répondu à leur questionnaire. Sans être véritablement surprenantes n'est hélas pas une nouveauté! sont édifiantes...
Champions: les fils de profs
Les parents ont été interrogés sur les résultats et l'orientation scolaires de leur enfant, d'une part, et d'autre part, sur leur propre niveau d'instruction, leur profession et leurs revenus. Le rapport entre ce que gagnent les parents et les lauriers scolaires de leur progéniture saute aux yeux: dans les familles qui disposent de plus d'1,5 million net par an, les deux tiers des enfants ont terminé leurs primaires avec une très bonne cote (plus de 80% des points), alors que dans les familles qui gagnent moins d'un million, moins de la moitié des enfants sont arrivés à ce beau résultat.
Bien entendu, le niveau de revenu est lié à la profession; on retrouve donc les mêmes différences entre les enfants d'ouvriers et les enfants de cadres. Mais en outre, Nico Hirtt et Jean-Pierre Kerckhofs ont isolé un métier qui bat tous les records, non pas de salaire mais bien de résultats scolaires: les enseignants. Huit rejetons d'instituteur ou de prof sur dix sortent de primaire avec 80 % ou plus! Tous les autres résultats de l'enquête indiquent que les enfants d'enseignants sont les plus favorisés des élèves. Explications avancées par les auteurs: les horaires de travail des enseignants, qui leur permettent d'assister leurs enfants dans leurs devoirs à domicile, leur formation, et leur parfaite connaissance des «règles du jeu» scolaires.
Qui dit mauvais résultats dit redoublement. D'une manière générale, le taux d'échec est élevé dans nos écoles, mais là encore, certains sont plus égaux que d'autres. Dans leur dixième année d'études (vers l'âge de 16 ans donc, alors qu'ils devraient normalement être en quatrième secondaire) plus de la moitié des enfants dont le père est ouvrier ou sans profession ont déjà doublé au moins une fois. A vrai dire, les enfants d'indépendants et d'employés ne font guère mieux. Chez les cadres et professions libérales, la proportion d'enfants redoubleurs tombe à un tiers, et à 27 % dans les familles d'enseignants.
Les filières
Le choix de l'enseignement technique ou professionnel est trop souvent motivé par l'échec des enfants dans le général. C'est regrettable, mais c'est comme ça. La conséquence de difficultés scolaires précoces est donc d'orienter les enfants vers les filières techniques et professionnelles. Les élèves de milieux modestes s'y retrouvent plus souvent et plus vite que les autres. Parvenus à leur onzième année d'études, plus de la moitié des enfants dont le père n'a qu'un diplôme d'école primaire sont dans le professionnel. Moins d'un enfant sur cinq dont le père a au moins achevé ses secondaires suit le même parcours.
Il faut noter à cet égard que les performances des enfants ne sont pas seules en cause, mais aussi les ambitions des parents. Car même si l'on ne considère que les très bons élèves, qui sont sortis de primaire avec plus de 80 %, on constate que, en fonction de leur situation sociale, les parents ne voient pas l'avenir de la même manière. Deux tiers des enseignants et des cadres imaginent déjà leurs brillants rejetons à l'université, quand un quart seulement des chefs de ménage sans profession y croient!